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Accès à l'eau potable : VIGOUREUX COUP D’ACCELERATEUR DANS LA REGION DE KAYES
L'accès à l'eau potable qui est un des Objectifs du millénaire pour le développement est une priorité absolue pour les pouvoirs publics. La volonté affichée de garantir de l'eau potable au plus grand nombre de nos compatriotes s'est manifestée entre autres initiatives, par la mise en route du Projet d'approvisionnement eau potable (PAEP). Fruit d’un partenariat tripartite entre notre pays, l'Union européenne et la République Fédérale d'Allemagne, le PAEP consiste en la réalisation d'infrastructures hydrauliques dans une demi-dizaine de localités de la Région de Kayes. La première phase avait fait l'objet d'engagements financiers allemands lors des négociations intergouvernementales à concurrence de près de 15 milliards de Fcfa (dont plus de 14 milliards de Fcfa de la KfW) et de l’Etat pour 730 millions Fcfa (sur le budget national). L’exécution de ce projet se poursuit avec un nouveau programme conjoint dénommé « facilité eau KfW/Union européenne/Mali ». Le lancement officiel de la nouvelle initiative s'est déroulé lundi à Diboli dans la commune rurale de Falémé, en 1ère Région. L'événement était présidé par le ministre de l'Énergie et de l'Eau, Mamadou Diarra, et s’est déroulé en présence du gouverneur de Kayes, le colonel Mahamadou Maïga, du maire de Diboli, Daouda Siméra, et du chef de village de Diboli, Bakary Traoré. La directrice nationale de l'Hydraulique, Mme Ly Fatoumata Kané, et son collègue du Laboratoire national de l'eau (LNE), Almoustaph Fofana et plusieurs autres responsables du secteur de l'eau ont également assisté à la cérémonie. Cette phase couvrira cinq cercles de la Région de Kayes : Kayes, Kéniéba, Bafoulabé, Kita et Yélimané. Le projet va construire 25 systèmes d’adduction d'eau potable dans ces cercles et mener d’autres actions développement. Le tout pour un financement global de 6,4 milliards de Fcfa. Le projet va, globalement, améliorer de façon significative les conditions de vie des populations bénéficiaires en terme de santé et de réduction de la pauvreté. La directrice nationale de l'Hydraulique, Mme Ly Fatoumata Kané, a décrit cette nouvelle phase comme une chance pour les localités, et un bel exemple de coopération. Le projet possède quatre composantes. Il y a d’abord la composante socio-économique avec toutes les mesures d'accompagnement en termes de sensibilisation et d'animation. La deuxième est consacrée à la réalisation des forages. Suivront la réalisation des plans de lotissement. Enfin la quatrième composante débouchera sur la réalisation des travaux d'adduction d'eau dans 14 centres (Bafara, Diallan, Diboli, Dramane, Kersignané, Kirané, Waîkanou, Kremis, Leya, Mouliné, Oualia, Sansangué, Sitakili et Sobougou). "Qui dit eau potable, parle d'accès à la santé et à la sécurité alimentaire. Tous le processus de développement socio-économique est lié à l'eau", a noté Mme Ly Fatoumata Kané. Le nouveau projet qui s’étendra sur six ans (2008-2014), se repartit en trois lots. Le premier consacré aux travaux de génie civil et de canalisation sera exécuté par l'entreprise HydroSahel pour un montant de 2,2 milliards de Fcfa (pour un délai d'exécution de 12 mois hors saison des pluies). Le second lot concerne le volet électromécanique confié au groupement APEX BP Solar Synergie pour un montant de 1,01 milliard de Fcfa (12 mois délai d’exécution hors saison des pluies). Le dernier lot est le château d'eau. Il sera exécuté par l'Institut national de construction navale (INACOM) pour un montant de 941,6 millions de Fcfa, et cela en 12 mois également et hors saison des pluies. Déjà, des avances pour le démarrage des travaux des 14 points d’eau ont été payés aux entreprises sur financement de la KFW. Le contrôle et la surveillance des travaux sont assurés par le bureau d'études Gauff ingénieure, tandis que les mesures d'accompagnement sont réalisées par le bureau d'études IGIP-Afrique. Pour les 11 centres restants financés par l'Union européenne, les sélections sont en cours et les avant-projets détaillés préparés et approuvés, tandis que les dossiers d'appel d'offre sont en cours de préparation. Le ministre de l’Energie et de l’Eau a salué les acquis de la première phase du projet qui a permis la réalisation de 184 forages productifs et des études socio-économiques pour les centres d’adduction des cinq cercles. Mamadou Diarra a invité les populations à s’approprier les infrastructures tant attendues. La population semble du reste avoir pris la mesure de cet enjeu comme en témoignait une banderole sur laquelle on pouvait lire : « payer l'eau du robinet, c'est assurer la pérennité du système d'adduction d'eau potable ».
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