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   Finances publiques : TROIS OUTILS PRÉCIEUX POUR LES PROFESSIONNELS DE L'AUDIT ET DU CONTRÔLE

Le Premier ministre Modibo Sidibé a présidé hier au Centre international des conférences de Bamako, l'atelier national de restitution et d'information sur les guides d'audit, le code d'éthique et le programme d'examen de la qualité. La cérémonie s'est déroulée en présence du ministre de l'Économie et des Finances, Sanoussi Touré, du Vérificateur général, Sidi Sosso Diarra, de la représentante de la Banque mondiale, Mme Bouaré Fily Sissoko. Organisée dans le cadre du projet d'appui aux institutions d'audit et structures de contrôle des finances publiques du Mali par le Bureau du vérificateur général en collaboration avec la Cellule d'appui à la reforme des finances publiques, la rencontre a été financée par l'Agence internationale de développement de la Banque mondiale.Dans son discours, la représentante de la Banque mondiale a jugé que l’atelier constituait une étape importante dans l’aboutissement du projet d’appui aux institutions d’audit et corps de contrôle des finances publiques du Mali. Mme Bouaré Fily Sissoko a noté que les institutions d’audit et les corps de contrôle des finances publiques disposent aujourd’hui d’outils précieux dont l’usage devrait permettre à notre pays de conforter tous les progrès accomplis au cours des dernières années dans le sens de l’amélioration de la gestion des deniers publics. Elle a, dans cet ordre d’idées, apprécié les trois outils mis à la disposition des professionnels.Le premier est un guide d’audit comptable et financier. Celui-ci constitue un cadre de référence opérationnel exhaustif sur les informations, les modalités d’organisation d’une mission et les critères de jugement qui permettront aux auditeurs d’avoir une opinion argumentée sur les états financiers. Mme Bouaré Fily Sissoko, représentante de la Banque mondiale Le deuxième outil est le Code d'éthique et de déontologie. Il permet de renforcer la légitimité et la crédibilité des structures d’audit et d’introduire de l'homogénéité dans les méthodes et les pratiques. Le troisième outil est le programme d’examen de la qualité des institutions d’audit et des corps de contrôle. Il permettra d'apprécier la conformité de la pratique des professionnels par rapport aux exigences et normes du code de déontologie et de suivre la prise en considération par les professionnels des bonnes pratiques professionnelles identifiées dans le cadre de référence de l’audit.La représentante de la Banque mondiale a salué le professionnalisme du travail accompli et le sérieux avec lequel les trois outils ont été élaborés. Pour Mme Bouaré Fily Sissoko, le défi collectif qui reste à relever est l’opérationnalisation de cet exercice à travers son intégration formelle dans les pratiques des professionnels et le renforcement des capacités indispensable au changement des comportements que cela impose. Elle a assuré de la disponibilité des partenaires techniques et financiers qui accompagnent et soutiennent la mise en œuvre d'un projet qui s’inscrit dans l’optique du renforcement du contrôle au Mali.Le ministre de l'Économie et des Finances a salué le projet d'appui aux institutions d'audit et structures de contrôle des finances publiques du Mali qui a pour agent d'exécution le Bureau du vérificateur général. Il a apprécié la qualité des résultats obtenus et salué les partenaires techniques et financiers qui ont concouru à la mise en oeuvre de ce projet dont l'objectif global est de renforcer les capacités des organes de contrôle à travers la fourniture d'outils techniques propres à maitriser leur domaine de compétences et améliorer le service rendu. EN HARMONIE AVEC LES OBJECTIFS DU GOUVERNEMENT. Le Premier ministre a, pour sa part, apprécié l'exécution du projet de renforcement des capacités des institutions et structures de contrôle de l'État. Modibo Sidibé a rappelé les importantes reformes engagées par notre pays ces dernières années en matière de gestion budgétaire, de lutte contre la corruption et de promotion de la bonne gouvernance. Ces reformes, a-t-il indiqué, s'inscrivent dans le cadre de la volonté du gouvernement de parvenir à une gestion transparente des affaires publique. Après avoir salué la mise en oeuvre du projet d'appui aux institutions et structures de contrôle, Modibo Sidibé relèvera que ses activités interviennent dans un contexte marqué par des interprétations diverses des normes comptables par les professionnels du secteur. Ce qui, de son point de vue, affaiblit la qualité des audits et contrôles effectués et rend nécessaire l'élaboration de guides pratiques conformes aux normes nationales, sous-régionales et internationales devant servir de références à l'ensemble des corps de contrôles et d'audit."Dans un environnement national en pleine mutation, avec les évolutions intervenues dans la gestion des finances publiques et l'émergence de nouveaux outils comme le budget programme, l'adaptation des méthodes de contrôle et la définition de références acceptées par l'ensemble des professionnels, s'inscrivent dans les dynamiques concourant à instaurer plus de confiance en la transparence, la crédibilité et la fiabilité de nos comptes", a jugé Modibo Sidibé.Les objectifs du projet d'appui aux institutions d'audit et structures de contrôle des finances publiques, a-t-il souligné, s'inscrivent en parfaite harmonie avec ceux du gouvernement dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance financière. Il a salué le soutien de la Banque mondiale à ces efforts pour l'harmonisation des méthodes de travail, des diligences déontologiques et un contrôle de qualité sur le plan national. L'amélioration de la qualité du contrôle, pour le secteur public comme pour le privé, constitue pour notre pays un gage de bonne gouvernance et contribuera à une amélioration sensible de la dépense publique, a estimé Modibo Sidibé avant d'assurer du concours du gouvernement aux efforts des partenaires en vue de pérenniser les acquis du projet d'appui aux institutions et structures de contrôle.L'atelier a enregistré la participation de représentants de la section des comptes de la Cour suprême, de ceux du ministère de l'Économie et des Finances, du ministère délégué en charge du Budget, des secrétaires généraux des départements ministériels, des directeurs et chefs de services, des partenaires techniques et financiers.
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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