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Le président Touré hier à l'Élysée : EN TOUTE AMITIÉ
En visite à Paris dans le cadre d’une invitation que l’UNESCO lui a adressée pour donner une conférence sur la culture de la paix, le président de la République, Amadou Toumani Touré, a été reçu hier après-midi par son homologue français, Nicolas Sarkozy. La rencontre qui n’était pas initialement prévue dans l’agenda du président Touré, a vite pris l’allure d’une visite officielle à l'Élysée avec tous les honneurs militaires qui lui ont é té rendus.C’est ensuite sur le perron du palais de l'Élysée que le chef de l’Etat a été accueilli par son homologue français. Après la poignée de main traditionnelle, les deux chefs d'État ont gagné une salle du palais pour une séance de travail qui s’est déroulée en présence de leurs collaborateurs. Signalons au passage que l’ambassadeur de France dans notre pays, Michel Reveyrand De Menthon était présent.A l’issue de la rencontre, le président de la République a indiqué que saisissant l’opportunité de son séjour dans la capitale française, le président Sarkozy avait tenu à le recevoir en toute amitié. «Cela ne peut que renforcer davantage, les excellentes relations qui existent entre le Mali et la France», a commenté Amadou Toumani Touré qui a ensuite précisé qu’avec son homologue français, il a beaucoup été question des menaces multiformes qui s’installent dans la bande sahélo-saharienne et de la nécessité de conjuguer tous les efforts pour circonscrire ces menaces.Les deux personnalités ont aussi évoqué la situation dans la sous-région ouest-africaine. Ils ont aussi discuté des relations bilatérales notamment de l’appui budgétaire de la France à notre pays. Sans oublier la crise économique et financière mondiale. Sur ce plan, il a été question de l’aide que la France pourrait apporter au Mali pour franchir cette passe difficile.Dans la matinée d’hier, le président de la République a reçu en audience, le ministre français des Affaires étrangères et européennes, Bernard Kouchner, avec lequel il a parlé aussi de la situation dans la bande sahélo-saharienne et des questions concernant la sous-région de l’Afrique de l’Ouest.Toujours hier, Amadou Toumani Touré a reçu Philippe Douste-Blazy, l'ancien ministre français de la Santé puis des Affaires étrangères. Il s'est entretenu avec le chef de l'Etat en sa qualité de responsable de l’UNITAID, une initiative lancée par l’ancien président français, Jacques Chirac, pour collecter des fonds destinés à l’achat de médicaments contre les maladies, notamment le Sida. L’une des mesures prises dans le cadre de cette initiative est la taxation des billets d’avion.Philippe Douste-Blazy a discuté avec le président de la République, de l’état de mise en œuvre d’UNITAID dans notre pays.S. T.
Mali-Autriche : ENTREPRISES : LES CRÉNEAUX À PRENDRE
Tandis que les hommes d'affaires autrichiens sont invités à investir au Mali, un projet va former les jeunes à la création d'entreprise
La coopération économique sera l'un des piliers des nouvelles relations que le Mali et l'Autriche sont en train de bâtir. Dans cette perspective, les Maliens ont saisi l'opportunité de la visite d'État que le président de la République vient d'effectuer en Autriche pour aller à la rencontre des opérateurs économiques autrichiens avec comme but de leur vendre les opportunités qu'offre notre pays en matière d'investissement. La rencontre qui était intitulée officiellement "Table ronde des affaires sur les opportunités d'investissements au Mali" s'est déroulée à la Chambre fédérale d'économie autrichienne, l'équivalente de notre Chambre de commerce et d'industrie. De nombreux hommes d'affaires autrichiens avaient tenu à y participer.Introduisant, les débats, le président de la République, Amadou Toumani Touré, a d'abord souligné la dynamique actuelle qui irrigue les relations entre Bamako et Vienne, avant de réaffirmer comme il l'a déjà fait à maints occasions, qu'en tant que président de la République, il est le premier agent commercial du Mali. C'est au ministre de l'Industrie, des Investissements et du Commerce qu'est revenu le soin d'exposer les atouts de notre pays et répondre aux questions des opérateurs économiques. Abdoulaye Ahmadou Diallo a décrit les importantes potentialités d'investissement dont dispose le pays dans des domaines comme l'agriculture (agro-industrie), l'élevage (exportation de viande), les mines, pour ne citer que quelques unes. Le ministre a ensuite expliqué à ses interlocuteurs les facteurs susceptibles de les inciter à investir dans notre pays : la stabilité politique, la croissance économique, la position géographique, les hommes (une population en majorité très jeune), la solidité de la monnaie unique partagée avec 7 autres pays de l'UEMOA, un espace communautaire représentant plus de 80 millions de consommateurs. Il y a aussi la CEDEAO qui compte près de 200 millions de consommateurs. En s'installant au Mali, une entreprise a directement accès aux marchés de ces deux espaces communautaires.
BEAUCOUP DE CHOSES A PROPOSER. En attendant de savoir si les hommes d'affaires autrichiens ont été véritablement convaincus par les arguments développés par la partie malienne, notre pays peut déjà se prévaloir de posséder un ardent avocat auprès de ses collègues opérateurs économiques en la personne de Christoph Matznetter, le vice-président de la Chambre de l'économie fédérale. Pour celui-ci qui a séjourné dans notre pays lors de la visite du président Fischer, les entreprises autrichiennes ont beaucoup de choses à proposer dans le domaine des PME et PMI avec des technologies adaptées. "Nous le faisons déjà avec succès en Europe de l'Est et en Asie. Le Mali est très propice à l'établissement de relations d'affaires et aux investissements", a confirmé Chrisoph Matznetter, en expliquant que le Mali joue un rôle de stabilisateur entre l'Afrique du Nord et celle de l'Ouest dans la situation actuelle transitoire trouble.Il a aussi fait remarquer que le Mali est un gros consommateur des plus belles étoffes autrichiennes, en référence aux célèbres tissus wax et bazin. "Il y a bien d'autres opportunités en plus du textile. Il y a un nouvel élan au Mali. Nos entreprises sont assez souples pour y trouver facilement leur marché", a assuré le vice-président de la Chambre fédérale de l'économie autrichienne.Autre argument fort : en matière de création d'entreprise, un jalon important vient d'être planté dans la coopération bilatérale. Les deux pays ont, en effet, signé à Vienne un protocole d'accord pour la création d'un projet dénommé "permis de conduire pour l'entrepreneur". Il s'agit d'un projet commun à l'Agence pour la promotion de l'emploi des jeunes (APEJ) et la Chambre fédérale de l'économie autrichienne. Il sera mis en œuvre avec l'assistance de la société autrichienne BIT. Le document été signé pour le Mali par Modibo Kadjoké, le directeur général de l'APEJ.Concrètement, c’est un programme de formation qui s'adresse aux écoliers pour les former à la création d'entreprise depuis l'âge de 14 ans, c'est-à-dire dès la 8è à l'école, explique Modibo Kadjoké, le directeur général de l'Agence pour l'emploi des jeunes. "Il s'agit pour nous de développer chez les jeunes dès cet âge, l'esprit d'entreprise car au delà d'un certain âge, les jeunes de chez nous se mettent dans le moule du fonctionnariat. Ceux qui seront sélectionnés suivront deux heures de cours par semaine. Une heure en classe et une autre sur l'ordinateur dans le cadre de l'approche "e-learning", précise Kadjoké.
SELECTION DE 500 JEUNES. Le projet sera exécuté en deux phases. Dans un premier temps, il s'agira de traduire le programme de formation de l'autrichien en français et de l'adapter aux textes relatifs à la création d'entreprise en vigueur au Mali (règlement fiscal, code du travail, code du commerce etc..). Ensuite, il va falloir investir dans les équipements multimédias. La mise en œuvre effective du programme commencera par la sélection de 500 jeunes. Et le projet sera introduit dans d'autres pays de l'UEMOA. Mais le Mali sera le point focal dans la sous-région. "Ils n'auront pas le droit d'aller dans d'autres pays sans nous car le fait que nous aurons adapté le programme, nous donne des droits comme coauteurs", précise le patron de l'APEJ. Le projet sera donc exécuté à travers un partenariat qui impliquera également la CCIM (à toutes les phases), les ministères en charge de l'Éducation qui seront associés à toutes les démarches. Des instituts de formation privés seront également impliqués. La phase d'adaptation du programme devrait débuter en juillet prochain. Ce travail sera confié à six personnes, soit une pour chacun des secteurs d'activité retenus. La formation se fera dans 4 modules, à raison de 40 heures par module.Il faut préciser que ce programme a été initié pour la première fois en Autriche. Grégoire Besnier, directeur de l'innovation de la société Bit media e-learning solution explique : "Tout est parti du constat que de nombreuses PMI et PME naissaient puis partaient en faillite. Or en Autriche, 99% des entreprises sont constituées de PME et de TPE (Très petites entreprises). L'autre constat découlait d'une vision stratégique de l'Union qui veut que si n'augmentons pas le nombre de PME, nous ne survivrons pas comme puissance. D'où l'idée d'enseigner le métier de l'entreprise dans les lycées".Le programme a débuté en Autriche voilà deux ans et s'est étendu à d'autres pays. Pour le moment, 7000 jeunes sont choisis chaque année pour bénéficier de la formation. Le Mali devient le second pays à bénéficier du projet en Afrique, après l'Éthiopi
ATT AU PAYS DES CHÂTEAUXL'État fédéré du Burgenland est le plus à l'est de l'Autriche. Il est le plus petit avec 3 965 km2 pour une population de 277 569 habitants. Il est également le plus jeune (il ne fait partie de l'Autriche que depuis 1921). Il est divisé en 7 districts et a actuellement comme gouverneur Hans Niessl du parti SPö.C'est par la capitale de cet État, Eisenstadt, que le président de la République a bouclé mercredi sa visite d'État en Autriche. Il était accompagné au cours de cette étape par le couple présidentiel autrichien, Heinz et Margit Fischer. Les hôtes de marque ont été accueillis par le gouverneur du land, Hans Niessl.Le nom "Burgenland" qui signifie (pays des châteaux) évoque toujours le fait que ce land fut composé de quatre districts qui étaient désignés par leurs principaux châteaux. Le nom originel était "Heinzenland", en référence aux "Heinzen", les habitants germanophones immigrés aux XIè et XIIè siècles dans le sud et le centre du Burgenland actuel. Jusqu'en 1920, le Burgenland faisait partie de la Hongrie. La population est du reste aujourd'hui majoritairement composée de Croates et de Hongrois.A Eisenstadt, le président Touré a notamment visité une exposition sur la vie et les œuvres du célèbre compositeur allemand, Joseph Haydn (1732-1809). Le 200è anniversaire de la mort de celui-ci est justement commémoré cette année. Le chef de l'État s'est ensuite envolé pour Paris où il est invité par l'UNESCO à donner aujourd'hui, une conférence sur le thème "Culture de la paix : l'expérience malienne de la gestion consensuelle des affaires publiques et de la crise du Nord". Le président recevra également une décoration.S. T.
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