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FEU VERT AU MINISTRE DE L'ENERGIE
Les séances plénières de la session d'avril de l'Assemblée nationale ont commencé hier, après les travaux en commission et la tenue des élections
communales.L’ordre du jour prévoyait en premier lieu les questions orales adressées aux membres du gouvernement. L'acheminement tardif (mardi dernier) des questions écrites n'a pas donné le temps aux ministres de préparer leurs réponses. En accord avec le bureau de l'Assemblée nationale, i l a été convenu de remettre ces questions à la séance prochaine. L'examen des projets de loi inscrits à l'ordre du jour de la plénière pouvait commencer.Le premier texte concerne le projet de loi portant ratification de l'ordonnance n°09-006/P-RM du 4 mars 2009 portant création de l'Agence nationale de développement des biocarburants (ANBC), défendu par le ministre de l'Energie et de l'Eau, Mamadou Igor Diarra. Sur cette question d'énergie, le constat vaut pour tous les pays. La hausse continue des cours du pétrole et de ses dérivés est une donnée que l'on ne peut pas ne pas prendre en compte. Elle est de nature à compromettre dangereusement les politiques de développement socio-économique. Sans oublier la production de gaz à effet de serre liée à l’utilisation de ce type d'énergie.Il est donc indispensable de rechercher des solutions alternatives crédibles : il faut aller vers la production d'énergie à partir de source ne produisant pas de gaz à effet de serre, ou au moins qui produit du carbone à faible dose. C'est ce qui a conduit le gouvernement à adopter une politique énergétique nationale et une stratégie de développement des énergies renouvelables en 2006 et une stratégie nationale pour le développement des biocarburants en 2008.Cette dernière stratégie vise à accroître la production locale d'énergie par le développement des biocarburants en vue de satisfaire, à moindre coût, les besoins socio-économiques du pays.L'Agence nationale de développement des biocarburants est le dispositif institutionnel prévu pour l’exécution de cette stratégie.Le biocarburant étant un carburant produit à partir de matériaux organiques végétaux, on peut rappeler qu'il en existe aujourd'hui deux filières : la filière huile végétale et dérivés (biodiesel) et la filière alcool (essence). Les huiles végétales dont il est question possèdent aussi des atomes d'oxygène qui leur permettent d'être moins polluantes que le gazole et ne contiennent ni soufre, ni azote, ni métaux lourds. Elles présentent d'autres avantages comme une viscosité plus importante qui lubrifie mieux les moteurs.Notre pays possède une expérience de recherche sur ces huiles depuis 1986. Des études basées principalement sur le pourghère. Cette plante dont l'huile représente 25 à 30% du poids de la graine est cultivée comme haie vive en de nombreux endroits du territoire. Elle est connue pour ses effets de régénération des sols dégradés. Son huile est utilisée pour la production d'électricité et pour le fonctionnement des moulins. Elle sert aussi à fabriquer du savon et des insecticides. Ainsi, c'est l'huile de pourghère qui alimente la centrale qui fournit Kéléya en électricité depuis 2005. Il existe une unité de production de biodiesel de 2000 litres par jour à Koulikoro. Une seconde unité tourne à Garalo.
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