MMEE - Ministère des Mines, de l'Energie et de l'Eau
 
Untitled Document
 
Présentation
Organigramme
Historique
Partenaires
DAF
DNE
DNH
AUTORITE TAOUSSA
AMADER
AMARAP
EDM SA
Cellule OMVS
LABORATOIRE DE L'EAU
Mines
Energie
Eau
 
 
 
 
actualites et presse
 
 
   Journée internationale de la femme : POUR DES CONDITIONS D’EGALITE FACE AU SIDA

Plus qu’une simple tradition, la Journée internationale de la femme célébrée le 8 Mars de chaque année est devenue une grande occasion de célébrer le rôle et la place de la femme dans le développement d’un pays. Ainsi, tous les ans, un thème est choisi au niveau mondial en fonction d’un problème particulier qui freine la promotion économique, sociale et institutionnelle de la femme. Mais il est laissé à chaque pays, la possibilité de choisir un thème national en fonction de ses objectifs et de ses réalités. Le thème mondial de cette année était : « Le partage dans des conditions d’égalité, des responsabilités entre les femmes et les hommes en particulier des soins dispensés dans le contexte du Vih/sida ». Ce thème a été considéré comme prioritaire par la 53ème session de la commission de la condition de la femme de l’ONU qui se tient présentement à New York. En raison de sa pertinence et de son actualité pour notre pays, le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille et la commission d’organisation de la journée du 8 mars ont décidé de le retenir ce sujet au niveau national et d’en faire le cheval de bataille des femmes pour l’année 2009.Notre pays, à l'instar de la communauté internationale, a donc célébré dimanche la Journée internationale de la femme. La grande innovation cette année, a été la délocalisation des festivités au stade Mamadou Konaté qui avait revêtu ses plus beaux atours pour l'occasion. L'événement a enregistré la grande mobilisation des femmes de toutes les catégories socioprofessionnelles du pays. La cérémonie était présidée par l’épouse du président de la République, Mme Touré Lobbo Traoré. Plusieurs membres du gouvernement, leurs épouses, les présidents des Institutions de la République, des représentants du corps diplomatique et des organisations internationales étaient également présents. Des leaders des nombreuses associations et ONG féminines, notamment celles opérant dans la lutte contre le sida y assistaient. UNE GRANDE VULNERABILITE. Au Mali, les femmes constituent plus de 51,2 % de la population. Mais dans leur majorité écrasante, elles ont des conditions d’existence précaires. Vulnérables, les femmes le sont aussi face au sida, tant au niveau biologique que dans la manière dont elles vivent leur maladie. Des effets secondaires aux conséquences psychologiques. Le pourcentage de femmes contaminées par le virus est de 3 à 8 fois plus important que chez les hommes, selon un rapport de l’ONU-SIDA. Des facteurs biologiques liés à la fragilité de la femme facilitent la contamination de la femme par le virus. L'environnement culturel, juridique et le contexte socio-économique peuvent également être autant de facteurs pouvant expliquer la très grande vulnérabilité de femmes face au sida. Ce qui du coup entrave leur promotion et minimise leur rôle dans le développement. Selon l’Enquête démographique de santé (EDS IV), le taux de séroprévalence au virus du sida dans la population en général dans notre pays est de 1,3 %. Mais ces données cachent mal les disproportions entre les femmes (1,5 %) et les hommes (1%). Une autre enquête sur la prévalence et les comportements démontre que 5,6 % des vendeuses ambulantes sont porteuses du virus et que 35,3 % des professionnelles du sexe sont infectées. 2,2 % des aides familiales sont séropositives. Avec leurs enfants, les femmes payent un lourd tribut au fléau. Les résultats des études intégrées sur la prévalence des IST/VHI prouvent en effet que 90 % des enfants infectés l’ont été à travers leurs mères. De 30 à 40 % des enfants de mères séropositives seront infectés, si rien n’est fait. Conscient de la gravité de la situation, notre pays a adopté depuis près d’une décennie des stratégies multisectorielles impliquant les secteurs public et privé, et la société civile. Et ce, à tous les niveaux. Dans le souci d’être plus efficace dans cette lutte, a expliqué le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Maïga Sina Demba, le Mali a placé les femmes au cœur du combat contre la maladie. « Si le statut de la femme, conféré comme mère, épouse, sœur, fille fait d’elle la pierre angulaire autour de laquelle tournent les membres de la famille, dans les soins pour le traitement du sida qui nécessite une prise en charge à vie, la Malienne est confrontée à d’énormes difficultés, faisant d’elle une victime de stigmatisation et de discrimination. Il est donc important aujourd’hui d’intensifier l’information, l’éducation et la sensibilisation auprès des populations sur la responsabilité partagée entre femme et homme dans la prise en charge du Vih-Sida », a fait remarquer Mme Maïga Sina Damba. Évoquant le thème de la Journée, le ministre a précisé que « l’intérêt du choix de ce thème est de faire part aux autres, la dynamique dans laquelle nous devons nous placer au Mali ». Il s’agit de renforcer la lutte multidimensionnelle déjà engagée dans notre pays par les différents acteurs, dans le sens d’une véritable prise en compte du genre dans les soins aux malades. UNITE D’ACTION. Intervenant à la suite du ministre, la présidente de l’Association féminine d'aide et de soutien aux veuves et orphelins du sida (AFAS), Mme Djerma Oumou Diarra, a plaidé pour « un changement de comportement de la société vis-à-vis des personnes infectées et affectées par le Vih ». Selon elle, le quotidien des femmes infectées est truffé de difficultés de tous ordres : sanitaire, économique et sociale. Et l’exclusion et la stigmatisation, une fois qu’on découvre son statut sérologique. « L'on devient la risée de la société. L’autre difficulté est sans doute la prise en charge des enfants après le décès du mari. Une prise en charge qui va de l’aspect santé, à la nourriture jusqu’à la scolarisation», a-t-elle ajouté. Mme Djerma Oumou Diarra a ensuite appelé les décideurs, les partenaires au développement à appuyer les femmes dans leur combat de survie face à la pandémie. Aux acteurs sociaux, la présidente des femmes infectées a demandé leur implication totale dans la lutte contre la discrimination et la marginalisation endurées par les femmes vivant avec le Vih. Comme en réponse, le président du Réseau des communicateurs traditionnels, Ben Cherif Diabaté a rappelé le sens de la solidarité dont peut se prévaloir notre pays depuis les temps immémoriaux. « La promotion d’une femme est un moyen d'épanouissement de la famille. Vous êtes nos mères. Le développement de la nation passe par votre promotion. Vous avez été au cœur des grands combats et des grandes mutations que notre pays a connus. Quand on sait la vulnérabilité des femmes face à la pandémie du sida, l'on comprend aisément votre détermination à vous engager dans la lutte contre ce fléau», a asséné le Ben Cherif Diabaté, avant de réitérer l’engagement de tous les communicateurs traditionnels, notamment les griots à accompagner les femmes dans leur combat. La cérémonie a été marquée par un grand défilé des cellules sectorielles de lutte contre le sida des différents départements ministériels, des ONG et associations de femmes œuvrant dans la lutte contre le sida. Cette innovation a démontré l’unité d’action recherchée par les femmes dans la lutte contre le sida et fait la preuve de leur force de mobilisation malgré la diversité de leurs occupations. La fête a été agrémentée par la musique de l'Ensemble instrumental qui a dédié une chanson aux femmes, et des prestations de la cantatrice Sali Sidibé et de la fanfare de l’armée (exclusivement constituée de femmes pour l'occasion).
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Untitled Document
   
  © Ministère de l'Energie et de l'Eau   -  Tous droits réservés